Savoir reconnaître un pigeon en forme est l’une des compétences essentielles que les colombophiles doivent acquérir pour obtenir des résultats réguliers. Chaque semaine, la sélection des pigeons à engager n’est jamais simple. En dehors de certains concours auxquels les oiseaux participent pour acquérir de la condition, de l’expérience ou parce qu’ils ont été spécialement désignés, le colombophile cherche à envoyer ceux qui sont au mieux de leur forme et à garder ceux qui ne sont pas prêts et risqueraient de se perdre.
Faire concourir des équipes entières selon un simple roulement donne rarement les meilleurs résultats. Des pigeons en pleine forme peuvent rester au colombier parce que ce n’est pas leur tour, tandis que d’autres, insuffisamment préparés, sont envoyés et perdus.
Le colombophile doit connaître chacun de ses pigeons individuellement pour prendre la bonne décision au moment de l’enlogement. S’il dispose de 80 pigeons, il devrait, en pratique, prendre 80 décisions individuelles à chaque enlogement.
Ces décisions reposent essentiellement sur :
- l’aspect du pigeon et les sensations à la prise en main ;
- son comportement ;
- ses fientes.
Voici quelques repères pour guider ce choix.
La prise en main
Il n’est pas possible de déterminer si un pigeon est en condition sportive uniquement en le prenant en main. Des reproducteurs correctement nourris peuvent offrir les mêmes sensations que les pigeons de l’équipe de jeu. Pourtant, si on les oblige à voler, leur manque de tolérance à l’effort devient rapidement évident.
La prise en main permet toutefois d’apprécier l’état de santé d’un oiseau. Sa condition physique ne peut être évaluée qu’en observant son comportement autour du colombier et après l’exercice.
Comment reconnaître, à la prise en main, un pigeon en bonne santé et susceptible d’être en forme ? Plusieurs indices se trouvent dans ses muscles, son bréchet, son poids, ses pattes, ses yeux, sa bouche, ses caroncules et son plumage.
Les muscles
La consistance et l’apparence des muscles pectoraux, qui assurent le vol, donnent une bonne indication du potentiel de forme du pigeon. Comprendre l’origine des changements observés facilite leur interprétation.
Le volume, la consistance et l’aspect des muscles dépendent de plusieurs facteurs, notamment du travail qui leur est demandé. À mesure qu’un muscle travaille, il s’adapte : il gagne en volume et en force. Sa circulation sanguine se développe pour répondre à ses besoins.
L’auteur explique que le travail musculaire produit de l’acide lactique. Dans un muscle entraîné, la circulation l’évacue. Si l’effort dépasse les capacités du muscle, la circulation ne suit plus et l’acide lactique s’accumule. Le texte décrit alors une sorte de contusion chimique entraînant une inflammation : le muscle gonfle, durcit et prend une teinte bleuâtre. Il devient douloureux et les oiseaux concernés supportent souvent mal la manipulation.
Le volume musculaire
Le volume des muscles d’un pigeon en forme varie d’un individu à l’autre. Tous les oiseaux prêts à concourir ne donnent donc pas les mêmes sensations en main.
Certains colombophiles imaginent un moule dans lequel on coulerait les pigeons : à la sortie, ils auraient tous la même conformation et, lorsqu’ils présenteraient cette sensation précise en main, ils seraient en forme. Je ne partage pas cette idée.
Certains pigeons paraissent plus pleins lorsqu’ils sont prêts — les Janssen, par exemple, ont tendance à « se gonfler » plus facilement — tandis que, chez d’autres, les muscles dessinent davantage un V de part et d’autre du bréchet. Il existe aussi des variations individuelles au sein des souches et des familles.
En règle générale, les muscles du vol ont néanmoins tendance à prendre du volume avec l’amélioration de la condition physique.
Il faut cependant se rappeler que les muscles des oiseaux ayant trop volé peuvent aussi gonfler sous l’effet de l’inflammation, donnant parfois l’illusion d’une forme exceptionnelle. Par ailleurs, de la graisse pouvant se déposer dans les muscles, une augmentation de volume peut également résulter d’une alimentation trop riche.
La tonicité
Les muscles d’un pigeon en forme doivent être toniques, c’est-à-dire ni durs ni mous.
Des muscles non entraînés, comme ceux d’une femelle reproductrice qui couve, ont tendance à manquer de tenue. À l’inverse, ceux d’un pigeon susceptible d’être en forme présentent une certaine élasticité sous les doigts.
Un colombophile expérimenté m’a dit un jour que les muscles d’un pigeon en forme devaient offrir la même sensation qu’un sein de femme !
Des muscles excessivement durs sont associés à une inflammation chez les oiseaux soumis à un effort supérieur à leurs capacités.
La couleur
Les muscles d’un pigeon en forme peuvent présenter une couleur allant du rose à différentes nuances de violet. Toutefois, chez la plupart des oiseaux en bonne santé, ils sont roses.
Cette couleur traduit une circulation bien développée et une bonne irrigation sanguine. Ces muscles ont généralement une capacité de travail importante.
Certains pigeons sont néanmoins en forme avec des muscles légèrement violacés. Cela serait probablement dû à la présence de mélanine — le pigment qui donne notamment leur couleur aux plumes bleues — dans les muscles ou dans la peau. C’est pourquoi les pigeons rouges, meuniers et blancs présentent presque toujours des muscles roses.
Des muscles bleutés peuvent se rencontrer dans trois situations :
- Chez des oiseaux ayant trop travaillé et présentant les lésions musculaires que le texte attribue à l’accumulation d’acide lactique.
- Chez des pigeons malades ou insuffisamment entraînés, pendant une courte période après l’effort, le temps de reprendre leur souffle et de réoxygéner leur sang. Ce retour à la normale est plus long en présence d’un problème respiratoire.
- Chez des oiseaux dont l’état général est mauvais.
La peau recouvrant les pectoraux
Chez les pigeons en forme, la peau recouvrant les muscles du vol paraît souvent fine et transparente, avec peu de desquamation.
Ces changements sont généralement liés à l’augmentation du volume musculaire. La peau est élastique et s’étire un peu comme un ballon que l’on gonfle, ce qui explique les modifications observées.
Chez les oiseaux en forme depuis longtemps, la peau peut s’être adaptée à ce volume supplémentaire : ces signes sont alors moins visibles.
Le bréchet
La zone du bréchet devrait de préférence être blanche, plutôt que rose. L’inflammation et les lésions musculaires liées à un excès de travail ont généralement tendance à la rendre rose.
La petite « tache de sang » rose, bien délimitée et contrastant avec un bréchet blanc, indique un bon état de santé et un environnement sans stress, mais pas nécessairement une bonne condition sportive. On peut aussi la retrouver chez des reproducteurs.
En règle générale, si les muscles sont pleins mais toniques, restent roses et s’accompagnent d’un bréchet blanc, les oiseaux travaillent dans les limites de leurs capacités.
S’ils passent également beaucoup de temps en vol, cela signifie que leur endurance et leur condition physique se développent.
Le poids
Le corps d’un pigeon en forme doit paraître plein et tonique, sans être lourd. Il doit associer légèreté et puissance, et donner une impression de flottabilité en main.
C’est ici que le savoir-faire du colombophile intervient. Il doit non seulement percevoir les changements de poids et d’état corporel, mais aussi savoir adapter la conduite du colombier et l’alimentation pour amener ses oiseaux à la bonne condition.
Les pigeons gras deviennent lourds en main. Ceux qui ne travaillent pas correctement ont tendance à paraître « plombés ».
Tout ce qui altère leur bien-être — la cause la plus fréquente étant, selon l’auteur, la trichomonose humide — peut les conduire à voler autour du colombier lorsqu’on les y oblige, mais en se contentant d’enchaîner les tours.
Ils passent du temps en l’air sans sortir de leur zone de confort ni améliorer réellement leur condition physique. Ils semblent davantage flotter que travailler et finissent par donner cette sensation de lourdeur.
Pour les oiseaux trop gras, il faut diminuer la teneur énergétique et calorique du mélange, en réduisant les graines oléagineuses et riches en amidon. Je considère cette approche préférable à une simple réduction de la quantité de graines distribuée.
À l’inverse, les pigeons trop légers ont besoin d’une ration plus riche, éventuellement complétée par une huile de germe de blé, de colza ou de chanvre.
Les pattes
Les oiseaux ne sont pas différents de nous. Lorsque nous sommes malades, la pression sanguine périphérique peut diminuer, ce qui nous rend pâles et sensibles au froid.
Il en va de même chez les pigeons. Lorsque la circulation périphérique est mauvaise, les pattes paraissent pâles et froides. En cas de déshydratation, elles peuvent même sembler légèrement fripées.
Chez les oiseaux en bonne santé, elles sont bien pleines, roses, généralement propres et chaudes, même par temps froid ou humide.
L’œil
L’œil doit paraître humide, brillant et vif, sans excès de liquide. Certains colombophiles parlent d’un « œil de verre » pour décrire cet aspect.
L’iris doit présenter une couleur intense et la pupille réagir rapidement à la lumière.
La troisième paupière doit être bien rétractée. Chez les oiseaux en bonne santé, elle peut parfois frémir au rythme du cœur.
Une troisième paupière plus visible est généralement associée à une infection respiratoire. La membrane qui la recouvre s’enflamme et s’épaissit, ce qui rend sa rétraction sous les paupières supérieure et inférieure plus difficile.
Chez un pigeon en forme, le clignement doit être presque imperceptible. Il est intéressant de noter que les pigeons clignent régulièrement avec leur troisième paupière, celle-ci étant, selon le texte, la seule dotée d’une musculature développée.
Les paupières principales doivent être bien ouvertes, tout en couvrant l’œil jusqu’au bord de l’iris, ce qui donne aux yeux un aspect rond et saillant. Certains oiseaux présentent toutefois une ouverture palpébrale naturellement plus grande, caractère qui peut être héréditaire.
La bouche
La muqueuse buccale doit être rose. Elle ne doit être ni pâle — ce qui peut être associé à une anémie ou à un mauvais état général —, ni rouge, signe d’inflammation, ni gris sale, aspect lié à une inflammation ancienne, généralement associée à une infection respiratoire ou à une trichomonose humide.
La bouche doit être humide, mais sans excès de mucus. S’il y en a, il doit de préférence être transparent.
Les tissus amygdaliens, situés au-dessus de la frange du palais et à l’entrée de la trachée, doivent rester plats et présenter la même couleur que les tissus environnants. L’ouverture de la trachée doit être immobile et de forme elliptique.
La fente du palais, appelée choane ou fente palatine, ne doit présenter aucun écoulement et devrait, de préférence, être bien ouverte. Une infection respiratoire peut faire gonfler ses bords et rétrécir son ouverture.
La langue doit reposer à plat sur le plancher de la bouche. Chez la plupart des pigeons, elle doit être rose pâle jusqu’à son extrémité, même si certains possèdent naturellement une pointe pigmentée.
Le bec doit rester fermé pendant la prise en main.
Il faut éviter d’examiner la bouche juste après un repas ou un exercice : elle contient alors davantage de mucus et paraît plus rouge.
Les caroncules
Les caroncules nasales, à la base du bec, doivent être blanches, d’aspect crayeux et sans écoulement.
Elles peuvent toutefois être rose pâle chez un oiseau sain, notamment après un vol sous la pluie, après des becquetages entre partenaires ou pour des raisons génétiques.
Lors d’une infection respiratoire, du mucus se forme dans les sinus, puis s’écoule sous les caroncules et rejoint la bouche par la fente palatine.
Les caroncules agissent comme une éponge : elles absorbent ces sécrétions et prennent une coloration jaune à brune.
Lors d’une infection respiratoire légère, une petite quantité de mucus transparent peut apparaître aux narines et donner au bec, à cet endroit, un aspect plus sombre et brillant.
Le cercle charnu autour de l’œil doit être blanc et poudré, sauf chez les oiseaux dont le pourtour de l’œil est naturellement rose.
Le plumage
Les plumes doivent être poudrées, serrées et bien plaquées contre le corps. Elles doivent paraître brillantes et être soyeuses au toucher. La queue doit se refermer sur la largeur d’une seule plume.
Les dessins et les couleurs peuvent sembler un peu plus nets. Chez un pigeon panaché, le contraste des plumes blanches peut être plus marqué.
Les grandes plumes et les plumes de couverture sont renouvelées une fois par an, au cours de la mue annuelle. À l’inverse, le duvet poudreux peut tomber tout au long de l’année. Selon le texte, cette chute se produit lorsque les oiseaux se sentent bien.
La désagrégation de ce duvet est l’une des principales sources de la poudre qui recouvre le plumage. La production de poudre et la chute du duvet constituent donc de bons indicateurs de l’état général.
Cette poudre donne aux plumes leur toucher soyeux et leur éclat. Lorsqu’elle est abondante, elle s’accumule en un dépôt blanc sur les bords externes des rémiges. Le frottement des plumes pendant le vol produit alors des marques blanches sur leurs barbes.
Lorsqu’on manipule des pigeons en forme, cette poudre se dépose sur les mains et les vêtements.
Graham Davison, surnommé « Davo », colombophile australien très performant, affirme que lorsque ses oiseaux sont bien, son colombier devient littéralement blanc.
La production de poudre augmente toutefois par temps chaud. Elle s’accumule aussi rapidement chez des oiseaux sains qui ne volent pas ou ne se baignent pas.
Chez certains pigeons en forme, les plumes recouvrant les oreilles se soulèvent légèrement ; chez d’autres, ce signe n’apparaît pas.
Le comportement
Comme indiqué précédemment, je pense qu’il est très difficile de sélectionner une équipe uniquement en prenant les pigeons en main au moment de l’enlogement.
Il est essentiel d’évaluer leur condition en observant, tout au long de la semaine, leur comportement dans le colombier et autour de celui-ci, leur manière de voler et, surtout, leur état lorsqu’ils se posent après une volée ou un entraînement.
Seule l’observation de ces comportements permet de se faire une idée de leur bien-être et de leur tolérance à l’effort.
La prise en main permet d’écarter certains motifs de non-participation : une femelle sur le point de pondre, une petite blessure ou des rémiges à un stade de renouvellement défavorable.
Pour le reste, elle vient généralement confirmer l’impression déjà acquise et vérifier l’absence de signes de mauvaise santé.
Jo Herbots, en Belgique, m’a expliqué que l’une des principales tâches de son père au colombier, et une tâche particulièrement importante, consistait à observer les oiseaux pour s’assurer d’engager les bons pigeons et de miser sur les bons sujets.
Les signes au colombier
Les pigeons en forme doivent être vifs, actifs et désireux de voler. Certains prennent spontanément leur envol lorsqu’ils se sentent bien.
D’autres manifestent des changements de comportement : un mâle parade au-dessus d’une porte ou s’approprie un deuxième casier ; une femelle tarde à rentrer malgré les appels.
Un colombophile attentif peut relier ces changements individuels aux performances qui suivent.
Pour atteindre une véritable forme, un pigeon doit être bien dans sa tête. C’est pourquoi on ne peut pas imposer la forme, quels que soient le programme d’entraînement ou le régime alimentaire.
Combien de fois voit-on un jeune mâle s’approprier un casier vacant, ou une jeune femelle commencer à rechercher un partenaire et se mettre à rayonner ?
Pour que la pleine forme apparaisse, les oiseaux doivent être heureux et à l’aise dans leur colombier. Le regretté Keith Saggers utilisait l’expression « heureux au colombier », qui convient parfaitement.
Les pigeons en forme sont sûrs de leur place dans le groupe. Cela se manifeste de plusieurs façons.
Ils se reposent et dorment bien, parfois au point de laisser pendre une aile depuis leur perchoir. Ils sont familiers et confiants avec le colombophile, tout en restant attentifs à ses gestes et en le suivant du regard lorsqu’il est présent.
Ils défendent volontiers leur perchoir et n’hésitent pas à se disputer la nourriture. Un colombier abritant des oiseaux en forme est donc animé et bruyant.
Les signes pendant les volées
Les pigeons en forme sont généralement impatients de sortir à l’heure habituelle de leur volée.
Ils volent haut, avec détermination, s’éloignent volontiers, s’étirent parfois en file et multiplient les changements de direction.
Comme indiqué précédemment, ils ne se contentent pas de flotter dans les airs, comme peuvent le faire des pigeons fatigués ou effrayés à l’idée de rentrer. Leur vol est volontaire.
Une équipe en forme vole généralement entre une demi-heure et une heure et demie.
Il faut néanmoins se rappeler que certains oiseaux, notamment les pigeons accouplés et surtout les mâles, s’inquiètent lorsqu’ils restent trop longtemps éloignés de leur perchoir ou de leur casier. Ils reviennent vérifier qu’aucun autre pigeon n’a pris leur place.
Il est rare que des oiseaux bien attachés à leur colombier volent plus d’une heure et demie.
J’entends certains colombophiles dire que leurs pigeons volent deux à quatre heures. Pour ma part, je pense qu’un pigeon véritablement attaché à son colombier serait inquiet d’en rester éloigné aussi longtemps. Je me demanderais également si quelque chose ne les empêche pas de rentrer ou ne leur fait pas peur au colombier.
Il est toujours agréable de voir ses pigeons voler, mais il faut éviter qu’ils ne volent trop et dépensent ainsi une condition qui serait mieux utilisée lors du prochain concours.
Les signes lors des entraînements
Les pigeons en forme paraissent vifs dans le panier. Au lâcher, ils se regroupent et quittent rapidement le lieu de départ.
À leur arrivée au colombier, ils récupèrent vite.
J’utilise toujours ce critère avec mes propres oiseaux et j’observe particulièrement, au moment de leur retour, ceux que j’envisage d’engager le week-end suivant.
Je considère qu’un pigeon revenant d’un entraînement d’environ une heure par vent de face, qui conserve une belle allure et cherche immédiatement à reprendre possession de son perchoir, doit être en bonne santé.
Je regarde aussi la manière dont les oiseaux abordent le colombier. J’aime les voir arriver franchement, en poursuivant leur effort.
Je considère comme un bon signe un entraînement soutenu au cours duquel les pigeons arrivent haletants, mais récupèrent rapidement. Dans ce cas, ils ne halètent pas d’épuisement : ils se sentent suffisamment bien et en forme pour fournir un effort maximal afin de rejoindre leur colombier.
À l’inverse, les pigeons d’une équipe insuffisamment préparée rentrent de façon échelonnée, paraissent d’abord désorientés et mettent longtemps à récupérer.
Les fientes
L’apparence des fientes au perchoir renseigne sur la santé des oiseaux.
Elles devraient de préférence être brunes. Des fientes légèrement verdâtres peuvent toutefois être normales si les pigeons consomment de la verdure ou des graines contenant de la chlorophylle, comme certains pois bruns.
Dans tous les cas, elles doivent être bien formées et compactes.
Des fientes restées intactes sous le perchoir au matin indiquent une nuit calme et reposante, favorable à la forme.
La présence de petites plumes de duvet collées aux fientes témoigne d’une chute de duvet régulière, ce qui constitue un bon signe de santé.
Les fientes devraient être homogènes dans l’ensemble du colombier, signe d’un bon état sanitaire collectif.
Des problèmes comme la trichomonose humide, qui touchent les pigeons à des degrés variables, entraînent au contraire une diversité d’aspects des fientes d’un oiseau à l’autre.
Certains colombophiles attachent aussi de l’importance à la position de la partie blanche, constituée d’urates, au-dessus ou au-dessous de la fiente. Ils observent également si les fientes sont projetées à une certaine distance de l’oiseau, signe, selon eux, qu’elles sont sèches, compactes, en forme de petite noix et expulsées nettement.
Pour conclure
Tous ces signes peuvent sembler disparates. Avec l’expérience, leur observation devient pourtant presque une seconde nature.
Il n’existe pas de règle absolue pour sélectionner un pigeon en forme. Le colombophile doit utiliser ses yeux, ses mains et son bon sens.
L’expérience permet de reconnaître ce supplément d’éclat qui caractérise un pigeon véritablement prêt. Et constater, au moment de l’enlogement, que beaucoup de ses oiseaux ont atteint cet état constitue une grande satisfaction pour le colombophile consciencieux.